samedi 21 septembre 2013

Les "Contes urbains" : explication d'un projet


 Ce n'est pas tout de proposer un livre, encore faut-il en expliquer l'intention de départ et ce qu'il en est réellement.

Alors que j'écrivais des textes dans ma période "De Marche-Ombre à Marche-Ciel", j'ai eu envie de me concentrer sur des nouvelles, avec des personnages vivant dans une ville fictionnelle. Cette ville devait avoir sa place dans l'ensemble, elle devait faire un symbole - je ne savais pas encore lequel. J'ai commencé à écrire une poignée de textes, puis j'ai laissé tomber le projet. Le peu d'écrits terminés que j'avais ont été inclus au premier recueil, les autres, inachevés, ont pris la poussière.

Une fois le point final posé sur mon premier livre, j'ai eu une période de calme. Et, durant cet été 2011, j'ai pu enfin lire le Livre tibétain de la vie et de la mort que j'avais acheté suite à la lecture d'un ouvrage de vulgarisation du bouddhisme, quelque chose comme Les Enseignements du Bouddha. Les messages contenus dans cet ouvrage m'ont inspiré : comme nouvel axe d'émotion, il fallait que je traite de la vie et de la mort de manière plus approfondie.


Les deux travaux ont ainsi fusionné : j'écrivais des textes poétiques, certains lorgnant parfois dans le texte d'idée, toutefois je réfléchissais toujours à des personnages, à de la fiction, parce que cela me plaît. Aussi, comme j'ai envie d'écrire un roman qui reste sous silence, il faut que je m'exerce à un style plus direct, plus narratif.
Seulement, la ville avait désormais une signification : c'était un lieu familier. L'homme est inscrit dans une ville. Il a forcément dans son cœur un sentiment particulier envers un territoire urbain. Non que nous soyons avide de modernité, mais parce que nous vivons de villes en villes, ou bien nous restons dans un endroit. Parfois, nous voyageons, prenons de la distance. Et, fréquemment, même une ville visitée une seule fois nous marque pour toujours - dans la fulgurance naît la beauté. La ville, c'est élément de notre existence.


Cette ville est surtout présente dans la partie des "Astres fictionnels". Car, dans le recueil, se distinguent plusieurs parties :
- les Sphères lyriques : ce sont des textes centrés sur le "je" personnel. Ce sont mes doutes, mes questions, mes souvenirs. Cela brasse mes états d'esprit sur l'ensemble de la période d'écriture du recueil.
- les Astres fictionnels : sont présents ici les textes inachevés du projet original, ainsi que d'autres nouvelles autour de personnages. On y trouve même une pièce de théâtre, c'était un défi pour moi, et j'en suis plus que satisfait.
- la Galaxie poétique :  une partie du livre qui fait la part belle à la prose poétique. Bien que celle-ci soit présente par-ci par-là, on est ici dans une volonté de faire quelque chose d'esthétique. J'aurais tellement voulu être un musicien ou un peintre ! A défaut de présenter de l'art sous cette forme, je compose avec les mots pour désigner, esquisser. 
- la Constellation de la Vie et de la Mort : quel titre lourd et imposant, voire effrayant ! Ne craignez rien, j'ai rassemblé dans cette partie ce qui touche aux idées. Ce ne sont pas des essais ni des textes d'idées bruts, je voulais que ce soit le plus agréable à lire. Nous avons un ensemble de pensées qui sont illustrées, diffusées dans les fictions. D'où l'image de la constellation.
- la Nuée de notes : de nombreux textes sont réunis ici, la plupart sont brefs. Ce sont pour la plupart des écrits inachevés mais qui ont leur place dans l'ensemble du processus. Je ne me voyais pas les ôter du projet.
- le Finale : l'ultime texte. Le "boss final" ? Quand même pas. Je me suis amusé, j'ai tourné ce que j'ai écrit durant ces 2-3 ans, j'ai soulevé d'autres aspects des textes.


Vous me direz :
"Pourquoi cette thématique spatiale dans les intitulés des parties ? On est dans les contes, je n'en vois pas la trace, on est dans l'urbain, d'accord il y a la ville. Mais l'espace, alors là !"

 Eh bien, je vais expliquer cela simplement. Je justifie les "Contes" par l'idée que chaque lecteur peut lire ce recueil comme il le souhaite. On parcourt les contes, on sélectionne selon son désir, son humeur du moment. Je veux que chacun s'approprie le texte, comme le disait Gide pour Paludes. Je ne dirai pas toutefois : "Écrivez vos Contes urbains." Mais plutôt lisez comme vous le sentez. J'ai classé mes textes, mais il y a aussi l'ordre chronologique. Et puis, vous pouvez "ouvrir" à n'importe quel texte, voire commencer par le dernier. C'est un réseau, mais la route à emprunter n'est pas figée.

Concernant le thème spatial, c'est simplement parce que j'adore cette esthétique. La poésie galactique, comme celle de Supervielle dans son poème "La Sphère", est quelque chose qui me fascine. Vous découvrirez par vous-même que l'espace est présent dans le recueil. Aussi, je suis sous le charme de Hawkwind, groupe de Space Rock, un sous-genre du Rock psychédélique des années 70, qui joue sur ce thème. De plus, l'espace contient l'idée d'univers, donc d'universel. Et je souhaite que mon livre soit à destination du plus grand nombre, avec un style qui m'est propre mais néanmoins agréable à lire. 


Voici pour les explications du projet. Cet article est un peu long, mais il me semblait essentiel pour présenter ce travail de façon claire.
Encore une fois, merci à vous, lecteurs et lectrices !

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