mardi 10 décembre 2013

Annonce du 10/12/2013


 Bonjour à tout le monde !

Vous êtes habitués à avoir deux articles d'explication par semaine : le but de cette pratique était de permettre rapidement à tous les lecteurs d'avoir le maximum d'informations sur les textes du recueil. Sachez qu'on approche de la fin de ces articles : il en reste trois, qui sont rédigés depuis plusieurs semaines. Si j'ai pu fournir le blog d'articles deux fois par semaine, c'est parce que j'ai écrit, rapidement (mais de manière efficace tout de même) et longtemps. J'ai passé plusieurs heures à mettre en place ces publications, à prendre de l'avance, pour ne jamais tomber à court. En gros, malgré les obligations des études et du travail, j'ai pris du temps afin de rendre l'expérience des Contes urbains plus riche, plus agréable et plus ouverte.

Si je dis cela, c'est parce que, cette semaine, il n'y aura qu'un seul article d'explication. Vous comprenez que ce n'est pas à cause d'un manque de temps, puisqu'il est prêt, mais simplement parce que je souhaite espacer les publications des ultimes explications. Une cette semaine, l'avant-dernière la semaine prochaine et le Finale pour la dernière semaine de l'année, histoire de marquer le coup. ;-)

En tout cas, le recueil s'est plutôt bien téléchargé. Il a été acquis plus de 40 fois, ce qui est un score honorable pour un début sur la jungle d'Internet. Pour cela, je comptais vous remercier, très sincèrement. Aussi, n'hésitez pas à commenter, à donner votre avis, à poser des questions : je souhaite des retours, pour voir si mon projet plaît ou s'il interroge. Parce que s'il y a des errances, des choses qui échappent, je voudrais corriger cela au plus vite pour proposer un livre optimal.

D'ailleurs, puisque j'y pense, sachez qu'il ne faut pas hésiter à diffuser et partager ce livre entièrement gratuit ! Si jamais vous ne savez pas quoi offrir pour Noël, ou si vous cherchez de quoi lire un peu, téléchargez les Contes urbains : si jamais ça ne vous plaît pas, vous n'aurez aucun regret. Il n'y a rien à perdre à jeter un coup d'oeil gratuit. De plus, si jamais ça ne vous touche pas, parlez-en autour de vous : ça peut intéresser d'autres personnes.
Enfin, si quelqu'un vous a commandé une liseuse, une petite astuce pour vous : ouvrez soigneusement l'emballage ("Oh mon dieu déballer un cadeau, sacrilège !"), branchez l'appareil sur un ordinateur, téléchargez les Contes urbains et envoyez-le sur la liseuse, ça fera un livre en plus à lire, et ça me fera énormément plaisir. Ce serait, vraiment, un sacré cadeau de Noël pour moi que vous offriez mon recueil. ;-)


Encore une fois, je vous remercie tous de votre téléchargement et, aussi, de vos visites. Vous êtes les meilleurs ! Et, pour marquer le coup, je vais publier ici un texte écrit en septembre. C'est inédit, et c'est pour vous !
Bonne semaine à tous, et à samedi =D

 En flamme

Ce texte est inspiré des titres Inflame thy heart et A Poem written in moonlight de Saturnus et de la ballade Blackthorne de Solstice.

Le cœur s'enflamme dans une torpeur mélancolique.

Le temps étouffe le crépitement des émotions.

Le vent bâillonne le murmure de l'être fatigué.

Les feuilles bruissent, la pluie marque par son absence.

Le soleil accompagne les secondes par des rayons muets.

Les secondes tintent sous la rage éteinte.

Le cœur s'enflamme et se tait.



Un regard porté sur les lèvres,

Cette bouche entre-ouverte veut hurler, grogner,

Mais ce regard suspendu surveille,

Un simple mouvement, et l'être serait condamné.

Il y a ce bouillonnement, cette envie...

L'envie de tout éteindre, pour tout recommencer...

Le cœur s'enflamme et se tait.



Sans cesse manié par les vagues, le corps s'oublie.

L'homme se fond avec l'écume, et se disperse dans le néant.

Pris, embrasé par les tempêtes des joies et des peines.

Capable de remuer la sphère de ses rires,

Il se laisse porter, et tout lui semble bon.

Capable de frémir avec la vacuité environnante,

Le cœur s'enflamme et se tait.



L’œil contemple les collines et les plaines,

Les forêts, les villes, les routes et les mers.

Il cherche un détail, un élément, un signe

Sur lequel le cœur pourra reposer sa passion.

Une note, une voix, des mots, une couleur, des gestes

Des souvenirs, une mélodie, un visage ; un soupçon d'éternité.



La chair se crispe, l'esprit se tourmente, tout s'assoupit

Car le cœur s'enflamme dans une torpeur mélancolique.



Un poème au clair de lune, un miroir qui reflète

La pureté disparue. La main s'élève dans les airs,

Cherche dans l'insaisissable la fumée des jours morts

Et la vapeur des temps à venir. Se tenir dans la nuit

À dormir les yeux ouverts, à attendre sans espérer. Dans le jour,

Se tenir, avancer, le temps en son sein, une musique dans la tête.

Le temps souffle sur les braises épuisées.



Une caresse sur la peau, un frisson profond

Parcourt par le sang et la tête et le reste.

Il soulève les émotions, les bouscule et les renverse.

Siègent alors la majesté de la tendresse et l'empire de la beauté.

Les yeux restés ouverts tremblent, la pupille se dilate,

La pulsation s'accélère, un sourire s'esquisse.

Le temps souffle sur les braises épuisées.



Souvent esclave du froid glacial, parfois

La fournaise est ravivée. Et la douceur céleste

Étreint l'être, alors il se sent leste.

L'amour, rivière changeante, érode les roches

Des symboles qui envahissent. Il façonne le minerai

Du vivant qui se perd et se retrouve, qui s'arrête et se reprend.

Le temps souffle sur les braises épuisées.



À la fois soulevées et écrasées par le flot ininterrompu,

Les créatures et créations se tiennent au sommet de l'univers.

Elles sont inscrites dans tout, et c'est en cela justement

Qu'elles embrassent aussi bien le vide.

Alors, ces pensées brûlent de plaisir et se consument d'agonie,

Elles sont glorieuses et misérables, tout et rien.



Le cœur s'enflamme sans cesse, alors que l'homme tient

Un miroir dont la face se ternit, un poème au clair de lune.

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