samedi 14 décembre 2013

Explication de textes : Vecteur et Orage


C'est en voyant plusieurs fois les mêmes paysages que j'en viens à vouloir les écrire à ma façon...

Bonjour à tous !

Petit à petit nous approchons de la fin du recueil, et les derniers textes des Constellations de la Vie et de la Mort marquent l'arrivée progressive au Finale. Un finale que je n'avais pas encore envisagé en juin 2013, au coeur d'une période de pleines révisions pour un concours. Alors que s'achevait une première année de Master, alors que je pensais avoir atteint un nouveau point, alors que j'estimais avoir donné vie à ce que je voulais absolument écrire, je me suis assis à l'ordinateur, et j'ai relu quelques textes. J'ai eu soudainement l'envie de reprendre un personnage féminin, de retourner auprès du thème de la mort, de le plier à la poésie, au lyrisme et à l'émotion. Et comme j'étais encore sous l'impulsion du groupe Vektor qui m'avait cloué sur place quand je l'avais découvert, j'ai décidé de mettre en avant l'idée de "vecteur", déjà présent dans "Quête".

"Vecteur" a plusieurs idées matricielles : la mort - et la puissance de vie qui lui correspond -, la beauté, les sentiments et, aussi, la transmission, le passage. Les vecteurs sont partout. L'art transmet, et tout médium emprunte un chemin vers celui qui le reçoit. L'homme est encerclé par ce que le monde lui envoie de paysages, par ce que son esprit lui renvoie de souvenirs et de ressentis. Le vecteur sensible prime dans ce texte, car le personnage se centre sur ces détails. Forcément, il y a un lien avec ce que j'ai pu proposer dans "Le Rire de l'acacia". Le lecteur avisé anticipera une vie sur le fil, et il aura raison : le personnage offre, par ce texte, un ultime témoignage. Seulement, à la différence du deuxième texte du Triptyque, "Vecteur" prend de la distance avec le monde, et saisit une pensée in extremis alors que la vie se dérobe : une pensée de l'intégralité de l'univers, perçue avec une tendresse aérienne.


L'aérien et le céleste sont deux éléments qui ont servi à écrire "Orage". Si j'ai pris le temps de préciser la situation d'écriture de "Vecteur", c'est parce que le dernier texte de cette partie a été écrit plus ou moins dans la même période. Entre deux révisions, fin mai, tandis que j'étais seul, j'avais pris le temps de lire un texte de l'Aleph de Borges. Et, après avoir bu un café pour me détendre, j'ai observé le paysage. Face à ça, je n'ai pas perdu un instant : je me suis rué sur mon ordinateur, et ai écrit d'une traite les deux premiers paragraphes, pour peindre l'instant et le conserver, parce que je sentais qu'une idée me viendrait. L'idée m'est venue au fur et à mesure, jusqu'en aout. De fait, "Orage" vient après "Vecteur" : il a été achevé après ce dernier.
La seule idée que proposait "Orage" dans ce premier jet était alors la subjectivité de la vie, comme pour l'art, si ce n'est par rapport à une seule vérité objective : celle de vivre, mais de ne pas gêner les autres vies.

Plus tard, je suis revenu avec les thématiques de la peinture ainsi que des hommes et des vies. La comparaison entre êtres et orages signale les rencontrent fortuites, l'idée d'interdépendance entre chaque élément aussi, sous la puissance de l'espace et du temps. La dernière phrase du paragraphe signifie que toute vie est voisine de l'autre et, de fait, chaque être observe l'autre.
L'homme qui rejoint le ciel est une image du mort : il laissera forcément derrière lui une trace, un mouvement qui aura des conséquences au sein de la chaîne du temps. Cette action, portée au ciel, doit apporter la beauté - et ne pas détruire. 
Le lien entre homme et ciel va plus loin : l'homme n'est pas univoque comme un ciel bleu d'été, qui d'ailleurs est en dégradés, et il se rapproche du ciel nocturne aux multiples étoiles. Il est un composé particulier. Et, comme le ciel, il est là pour être, simplement. L'exclamative souligne cette idée : il y a des phénomènes incompréhensibles, des mystères qu'on ne s'explique pas, mais ce n'est pas par ceux-là que passent la vie ! La vie est dans les vecteurs de la simplicité, par l'existence même. Ce texte conclut le message de cette partie sur la vie et la mort : se connaître mourant pour percevoir la beauté, recevoir pour donner, s'alléger des craintes

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