jeudi 23 janvier 2014

Une visite au musée : une affaire de point de vue

Ce qui me sert de fond d'écran. Une peinture de Dali sobrement intitulée : Galacidalacidesoxyribonucleicacid

Bonjour tout le monde !

Franchement, autant j'aime la musique sous différentes manifestations, autant j'aime parcourir différents types d'arts. Je ne suis pas constamment à fouiller partout, à chercher des livres, à courir dans tous les sens pour visiter des expositions, à apprécier ce qui est grand et noble, à jouir de l'art de façon académique. Je prends ça comme ça vient ; comme je saisis les instants tels que je les ressens pour écrire ensuite.

Ce que j'aime dans l'art, c'est ce que ça construit par rapport à nous-mêmes et au monde. Le temps nous accompagne sans cesse, et l'on n'en sent que quelques fois seulement la caresse de ses actions. L'art fonctionne de la même manière. On l'a partout autour de nous et, je l'ai déjà dit, il n'y a rien qui puisse mieux nous envoyer une image de la vie et de l'univers. L'art est.

Par ce qui est déjà produit (littérature, poésie, musique, peinture, sculpture, architecture, cinéma, design, spectacles etc), on a le choix. Et on aime se laisser bercer par le cercle familier et chaleureux d’œuvres que l'on apprécie et qui, contrairement à nous, demeurent, restent figées. Ne change alors que notre perception de ceux-ci.
Mais l'art reste infini par ce qui peut être produit et, dans ce cas, les possibles font que l'art nous précède. Dans un soupçon de matière, au sein d'un fragment de seconde, se trouve cet élément qui soulèvera le cœur, intriguera le regard, titillera notre être et notre âme, soudainement réunis sous le même frisson !

L'art s'impose à nous, et nous posons le genou au sol.

C'est bien beau tout ça. Mais en dehors du blabla poétique, si on peut tout faire à partir de ce qu'on voit, on peut aussi être totalement dubitatifs face à ce que l'on a. Parce que, oui, si ça peut provoquer en nous quelque chose de génial, l'art peut aussi nous laisser de marbre, voire on peut carrément s'en moquer et ne jamais vouloir le côtoyer. Dommage, parce qu'on peut vraiment se fendre la poire avec l'art !
Tout est une affaire de point de vue.
Si jamais une œuvre ne vous évoque rien, tentez d'envisager ce que vous pourrez en faire. Imaginez : par un twist personnel, vous pourriez donner à quelque chose de fixe une autre dimension, un autre regard.

Je parlais de laisser de marbre... Voici donc deux Vénus (en marbre, lolz).
En fait, en y regardant de plus près... "Hey mais t'as pris du cul ma gueule ! - Non laisse-moi, va-t'en !"

Rien de bien folichon de ce côté là. Je le dis sincèrement, je suis bien plus subjugué par la peinture de la basilique Saint-Pierre que par ces représentations. Mais, l'avantage des sculptures, c'est leur mise en place et, surtout, que l'on puisse tourner autour... Alors, une autre dimension s'offre à nous.

Regardez plutôt.
Hop, la Vénus de derrière devient une perverse qui attendait que la première sorte du bain. "Ciel, hurle-t-elle, mais que faîtes-vous ici ? Sortez de là, laissez-moi !". Tellement surprise et confuse, elle s'empêtre dans son linge, l'andouille.
Ou bien ça serait la panique : "Oh non, par pitié, laissez-moi, arrêtez de me poursuivre ainsi !" Elle tenterait de s'échapper, malgré ses jambes tenues prisonnières par l'habit qu'elle tentait d'enfiler. Elle a peur, mais de quoi...
Observons sous un autre angle... 


Intéressant, ma foi ! L'objectif donne plus de puissance à la main levée de celle qui était en attente. Du coup, elle devient actrice, et on a bien l'impression qu'avec son linge, elle va donner une bonne fessée des familles à sa victime ! "Ouais, prends ça, *schlack*, j'aime quand ça claque !"

Alors, oui, l'art, comme la vie, provoque en moi des élans d'émotions. Parfois, on passe sans trop voir. Et, à d'autres moments, on rit grassement devant des détournements de bas étage, mais qui font tellement de bien !

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