dimanche 16 mars 2014

Texte théâtral - Souffre, je le veux

L'album Weiland du groupe Empyrium, que j'avais lancé durant l'écriture de ce texte

 Bonjour à tous !

Cette semaine, j'ai été pris dans l'écriture d'un texte. Du coup, j'ai voulu vous le proposer gratuitement. Il est disponible sur le dropbox des Contes urbains : https://www.dropbox.com/sh/5watsw8st37lorb/lC_uAUQ_gj

Dans mon souhait de partager mes textes, j'ai pensé qu'il serait sympa de vous proposer autre chose que les textes du recueil. En effet, cela va faire près d'un an que j'ai terminé les Contes urbains, depuis j'ai produit d'autres choses. Certains écrits ne seront pas partagés tout de suite car je compte faire un autre ensemble. Seulement, en attendant que celui-ci soit achevé, je trouve que c'est cool d'avoir quelque chose de différent à se mettre sous la dent.


Souffre, je le veux est une tentative théâtrale comme j'aime les faire : elle amène à questionner le rapport entre les personnages mais, surtout, le lien entre la fiction et son auteur. Ici, le parallèle avec Blanche obscure est plus qu'évident, puisque je suis parti avec la même intention : un intrus pénètre dans l'espace théâtral et bouscule la vie de personnages.
Toutefois, dans Blanche obscure, l'intrus était aussi bien le lecteur que l'auteur, et cela portait surtout l'idée que tout regard vient changer un texte ou une création artistique, car chacun aura son interprétation. D'où l'idée du manoir mouvant : chacun s'en fera sa propre idée.
Dans Souffre je le veux, j'ai emprunté une autre direction. Je suis parti sur la situation de deux personnages qui se disputent, et de l'auteur qui vient mettre son grain de sel avec une blague de très mauvais goût. J'avais pensé que l'auteur aurait pourri la vie de son personnage bien avant cette dispute, et que l'on découvrirait les actions de l'auteur au fur et à mesure. Cependant, une idée m'est venue : après tout, je suis entré en tant qu'auteur - et donc intrus - par cette dispute, mais, concernant tout ce qu'il y avait avant, "on peut caser tout et n'importe quoi, tout imaginer".

Vous l'aurez compris : ce texte interroge bien plus le travail d'auteur et la conception de la fiction que la place des personnages. Ces derniers sont réduits à leur stricte présence, et l'auteur s'amuse avec eux, et échoue. Ceci évoque parfois la déception que l'on peut ressentir lorsqu'on ne parvient pas à mettre en forme ce que l'on souhaite transmettre. L'auteur hésite toujours, d'où les "..." utilisés systématiquement. Eh oui, il choisit ses mots "comme un écrivain" ! Ce qui, pour le personnage, revient à truquer, à "choisir les mots comme un politicien".

En dehors du ton incisif, de la violence des échanges et de la posture désabusée de l'auteur, j'ai voulu jouer avec ce texte, faire quelque chose d'amusant et de surprenant. D'où cette fin mélancolique qui tranche net et coupe court à l'élan global.


Que pensez-vous de ce dispositif ? Souhaitez-vous avoir d'autres textes disponibles à l'unité dans les formats PDF, ePub et MOBI de façon fréquente ? Je pourrai tout à fait proposer d'autres textes, que j'ai déjà sous le coude voire que je pourrai créer pour une occasion spéciale. Aussi, si vous avez une idée de thème ou un défi à me lancer, n'hésitez pas, je le relèverai avec plaisir !
Donnez-moi vos avis, soumettez-moi des choses et partagez les Contes urbains : amusez-vous, c'est dimanche aujourd'hui ! ;-)

Bonne semaine à tous, et à la prochaine !

2 commentaires:

  1. Lire l'article, le texte avec la musique, c'est vraiment super, ça procure une atmosphère particulière ! = )

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