samedi 31 mai 2014

La photographie en mouvement

Bonjour à tous !

Vous le savez si vous parcourez le blog, j'aime les photos. J'en prends beaucoup et, avantage de notre époque, on peut embarquer un appareil partout avec soi. D'autant que les téléphones portables se défendent bien et permettent de prendre des clichés bien sympa' !

Je ne me dis pas "photographe", mais j'aime préserver des images de choses qui me touchent. Seulement, ceci reste une image fixe. Et comme je bouge tout le temps, que je prends souvent le train et que je gravite entre plusieurs endroits, je trouve dommage de ne pas préserver du mouvement dans une photographie.

Sauf que, justement, les téléphones portables embarquent un outil formidable : la vue panorama.

Mais en quoi la vue panorama aurait un rapport avec du mouvement en photographie ?

Voyez par vous-même !


Dans le train, je me suis amusé avec cette fonction en prenant des photos travers la vitre. La fonction "panorama" fonctionne de manière assez simple : lorsque vous prenez un premier cliché, l'appareil anticipe le mouvement que vous devrez faire pour avoir le point de vue suivant selon la direction choisie. Pour faire cette anticipation, il se focalise sur un point du plan qu'il sélectionne.
Seulement, quand on est en mouvement dans le train, le point sélectionné par l'appareil se trouve déplacé. Du coup, sans bouger l'appareil, celui-ci enregistre, sur un même point de vue, plusieurs images qui, normalement, n'ont pas à se trouver côte à côte.
J'aime beaucoup ce principe qui illustre le voyage en train : par moments, on jette des coups d'oeil à l'extérieur, et on capte des bribes de paysages. La superposition que produit l'appareil donne cette impression de mouvement avec une photo.

Le mieux est de tenter d'avoir une certaine cohérence, pour recréer un paysage. Comme juste en-dessous.


Les champs et les bois s'alignent plutôt bien alors que plusieurs dizaines voire centaines de mètres séparent chaque prise de vue (4 en tout) à cause de la latence de la photo puis du déplacement du point de focalisation sélectionné par l'appareil vers son objectif sans bouger l'appareil. 


On obtient ainsi des choses plutôt belles à voir malgré l'aspect inattendu.



Si l'appareil est déplacé durant le procédé, on obtient des choses... Etranges !
Sur cette photo, il y a une impression de rêve, d'images qui viennent par touches dans un mouvement irréel...


...Alors que, ici, on dirait que nous faisons face à un très mauvais collage... Parce que, contrairement à l'autre, il n'y pas d'unité : la photo juste avant a une certaine tonalité commune et, surtout, un aspect brumeux assez net et global. Sur cet essai-ci, on a vraiment quatre éléments disparates, sans aucun lien qui soit vraiment esthétique.

Ce que j'aime particulièrement dans ce procédé, c'est tout l'aspect impermanent et imprévisible de l'action : c'est fuyant, c'est soumis au changement et ça capte cet aspect essentiel de notre existence. Rien ne demeure,  comme dirait Giono.
Et ça peut donner, par ce hasard, des choses qui passent bien, d'autres un peu moins intéressantes.


Si je partage cela, c'est que je pense que ça peut donner des résultats plutôt originaux.

Après, j'ai eu le souci d'être dans un train, et les trains ont souvent toutes les vitres abîmées... Mais d'autres moyens de mixer des images qui n'ont rien en commun par le programme "panorama" de l'appareil sont possibles.
J'ai quelques idées que je mettrai en pratique d'ici peu !
Il y a moyen de creuser l'idée et de proposer des clichés vraiment atypiques. Alors tentez, et partagez vos productions : je les publierai à votre nom sur le blog sans aucun souci ;)

J'espère que ce petit tour d'horizon vous a plu.
Bonne journée à tous !

Quelques photos bonus :





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