samedi 18 juillet 2015

Tonton Death Metal et le jeu vidéo : La politique 1/3

Hellfest : Metal et politique. Ça chahute alors qu'on parle de tolérance.


Bonjour à tous !

Vous savez, et vous l'avez vu si vous êtes allé voir le précédent article, on fonctionne beaucoup par antithèses, par oppositions dans le monde : par exemple, un adulte se doit d'être quelque de sérieux et responsable, d'avoir des opinions, une pensée bien définie et structurée, et tout ceci ne fonctionne pas avec l'enfance bercée d'imagination, qui se poursuit dans des univers fantastiques, dans des rêveries et des espoirs.
On permet à l'enfant d'être "enfantin". Du coup, un adulte, ça ne joue pas aux jeux vidéo ! Parce que les jeux vidéo, ça ne raconte rien, c'est une perte de temps, un "loisir d'enfants tout sauf sérieux".

Et si notre monde est plein de ces absurdités bien manichéennes mais faussées par des à priori, il faut savoir que le jeu vidéo, lui aussi, a longtemps traîné quelques unes de ces tares autours d'un sujet rempli de clichés et de préjugés : la politique.

Comment peut-on voir la politique dans un jeu vidéo ? En quoi ça a été difficile d'avoir de la réelle politique dans un jeu ? Est-ce un sujet vraiment bien traité aujourd'hui dans ce 10ème art ? Beaucoup de questions auxquelles nous allons tenter de répondre. Mais avant...

A link to the past : souvenez-vous...

Si, comme moi, vous avez fait vos armes vidéoludiques sur les RPG, alors vous avez connu vos prémices politiques assez tôt, dans les années 90, avec des jeux comme Secret of Mana. Et on va la faire simple. Un des plus gros clichés du RPG japonais c'est :
- l'empire est méchant et veut la destruction du monde et la toute puissance
- la république, c'est le droit du peuple, la "chose publique", c'est la résistance, l'idéal, et ils veulent le bien de tous
Seulement, le Japon est un pays impérial... Était-ce un message caché de la part des développeurs nippons ?

Source

Mais on s'éloigne ici du sujet. Ce que signale ce petit retour dans le passé, c'est bien qu'à l'époque où tout était à faire en matière de jeu vidéo, que ce soit graphiquement ou, ici, scénaristiquement, il fallait bien s'accrocher à des lieux communs déjà connus et déjà usés afin que les joueurs puissent facilement rentrer dans le jeu. Nous l'avons déjà dit pour FF qui emprunte à l'opéra son côté grandiloquent et assez convenu afin de se concentrer sur les personnages, mais il fallait que les jeux vidéo ne perdent pas un public émergent : puisque c'est un nouveau divertissement, ce qui est convenu ailleurs ne l'était pas dans le jeu vidéo. 
De plus, le cliché de "l'empire mauvais", ça reste un motif suffisant pour donner envie au joueur d'avancer dans l'aventure afin de sauver le monde - rien que ça.
Et puis, dans Secret of Mana, on chevauche un dragon !


 Musique que vous avez entendue en reprise à la fin de cet article.

De fait, Si on se concentre, en terme de narration, sur "l'enfance" du jeu vidéo, avant la période PS1-N64-Dreamcast, la politique se limite à très peu de choses : gentils / méchants. Il y a un côté où c'est bien, et un côté mauvais : on s'en fiche, on veut du gameplay, on veut jouer.
Mais, petit à petit, sur le support PC, on a commencé à voir venir des jeux qui s'inspire de l'Histoire, par exemple la série Command & Conquer. On entre ici dans un autre aspect de la politique dans les jeux vidéo : la géopolitique, les enjeux entre nations, les conflits idéologiques et les guerres de territoires, comme dans Alerte Rouge avec la lutte soviétique alliés au sein d'une réalité alternative


En tout cas, si on reste concentré sur cette longue période entre 1980 et 1996, on trouvera difficilement de fortes références politiques ou des questions à ce sujet dans les jeux vidéo. Attention toutefois, on pouvait trouver des choses dans les manuels de jeu qui en disaient bien plus sur le scénario que le jeu lui-même. Très souvent, le jeu même ne racontait rien, au contraire du livret qui était fourni avec.


Ainsi s'achève cette première partie autour de ce thème : il y a beaucoup de choses à dire par la suite, un seul article aurait été trop copieux et indigeste. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine (26/07) pour découvrir la suite de cette chronique.
A bientôt, et bonne journée !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Une réaction ? Un commentaire particulier ? Faîtes-moi savoir : partagez !