dimanche 26 juillet 2015

Tonton Death Metal et le jeu vidéo : La politique 2/3

 
Une vieille photo d'Hillary Clinton et, selon l'article source, une campagne communication est lancée !

Vers une politique plus dense

Comme je l'ai dit, il a fallu attendre des technologies plus avancées afin de satisfaire de plus grandes ambitions en matière de narration dans le jeu vidéo. Comme expliqué dans la première partie de cet article, les scénarios, surtout en terme de politique, restaient autour de lieux communs.
Ainsi, si Metal Gear Solid a été un carton, c'est bien qu'il a, par sa narration poussée, permis de donner au jeu vidéo un côté cinématographique, et d'aller plus loin par rapport à ce qui a pu être fait auparavant. Seulement, ça parle bien plus de guerre, et ça ne nous intéresse pas trop ici.




Mais dans la lignée de ces nouveaux jeux issus des années fin 90-2000, on peut parler véritablement d'une densification du fait politique.
Si on en revient aux RPG japonais, nous pouvons voir du côté d'un jeu Playstation 1 : Legend of Dragoon, réponse de Sony face aux Final Fantasy de Squaresoft.
Ce jeu m'avait surpris au début du CD4, lorsqu'on atteint la cité de la loi Zénébatos. Véritable capitale politique, tout passe ici par des lois. Le joueur, bloqué en ce lieu, devra aller consulter diverses personnes de pouvoir afin d'activer des éléments (téléporteurs, portes, accès...) pour enfin atteindre l'endroit souhaité.


Source

Bien entendu, il n'était pas là question de faire un message, ou de lancer une réflexion : la politique n'a ici pour but que de lancer une chaîne d'éléments à mettre en place, comme une immense énigme, afin de calmer le rythme du jeu après la fin intense du CD3.
Les RPG PC, et les RPG consoles inspirés de ces jeux, vont apporter leur lot d'ajouts en matière de richesse. Que ce soit par les quêtes et les dialogues, des enjeux politiques peuvent se nouer dans ces jeux au background (univers) qui a pu devenir plus complexe au fur et à mesure des progrès. C'est ainsi que les Elder Scrolls, la série The Witcher ou Dragon Age ont pu mettre en place des univers fouillés avec des conflits d'intérêts autour de personnages politiques.

Assemblée Nationale façon RPG (source)
 
Toutefois, pour avoir une plus grande importance de la politique et un début de réflexion dans des jeux vidéo, nous pouvons nous tourner vers les jeux d'action et les FPS (First Person Shooter). On peut ainsi citer deux licences de jeux vidéo : les jeux sous le sigle "Tom Clancy" et les Call of Duty.
Que ce soit Splinter Cell ou Ghost Recon, les jeux "Tom Clancy" ont été scénarisés par ce célèbre écrivain de thriller politique. Ses sujets de prédilection : les complots, la CIA, la guerre froide et le terrorisme. Ainsi, à la sortie du premier Splinter Cell, que j'ai acheté surtout pour connaître le côté infiltration dans le système de jeu, j'ai été surpris d'y découvrir un background très riche et documenté. Nous évoluons au sein de manipulations et de traquenards politiques dans le but d'éviter une Troisième Guerre Mondiale entre les États-Unis et la Chine

Mmmm-méchant ! (source)

Pour les Call of Duty, il faut se tourner vers les productions "Modern Warfare" et "Advanced Warfare" car, avant, la série était spécialisée dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale : les jeux autour de cette période était en vogue au début des années 2000. A partir du 4ème épisode, le jeu se situe dans un contexte futuriste, lequel met en place des guerres et des conflits géopolitiques. Défendre la liberté, combattre les opposants et ramener la paix, tout ceci se fait dans une lutte pour la République. On peut cependant, sans lancer de débat, y voir un certain américanisme, car il y est question de diffuser la paix sous des valeurs guerrières et militaires.


Tu la sens, la pacification ?! (source)

Dans ces deux jeux, une réflexion sur la politique n'est pas amenée directement par le jeu, mais s'amorce par le joueur : autour de ces productions américaines se diffusent un idéal patriotique. Les États-Unis défendent la liberté. Bien entendu, et comme pour tous les média, il faut être capable de prendre du recul entre les mensonges des dictatures et le symbolisme libéral. 


Certains jeux d'actions parviennent tout de même à se défaire d'éléments actuels pour proposer autre chose de la politique. XCom Enemy Within, sur fond d'attaque extra-terrestre, est un jeu de stratégie mais aussi de gestion qui se découpe en deux phases. Le moment de stratégie correspond aux missions dans diverses zones : il faut avancer prudemment et prendre en compte les caractéristiques du terrain, des ennemis et des personnages. Le moment de gestion, quant à lui, s'effectue à la base : il y convient de faire des recherches mais, surtout, de faire attention aux relations avec les autres pays. Comme une alliance a été faite pour faire front face à la menace extra-terrestre, si vous ne faîtes pas attention à aider ceux en difficulté, ils vont simplement vous ignorer et, si vous perdez trop d'alliés, vous serez bannis de l'alliance - ce qui est la défaite assurée. La politique se dévoile ici sous l'angle de l'organisation face à un danger qui n'est plus d'origine communiste, tyrannique ou autre.
 
Source


Maintenant que nous avons brassé un bref portrait des évolutions du sujet politique dans les jeux nous pourrons, la semaine prochaine (02/08), nous concentrer sur les questions soulevées par certains types de jeux.

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